Permaplans
Français
DeutschEnglishEspañol
Toutes les plantes
Pin parasol – Pinus pinea

Pin parasol

Pinus pinea
L'arbre à pignons du pique-nique
Comestibilité7Valeur médicinale6Autres usages7
Arbre20×10 mzone 8-10plein soleil🍎 Comestible

Pousse-t-elle chez moi ?

Pin parasol n'est rustique que jusqu'en zone 8 ; toute l'année en pleine terre, elle demande les endroits les plus doux d'Europe centrale (régions viticoles, vallée du Rhin, côtes, lac de Constance, Tessin) ou un pot hiverné à l'abri. La majeure partie des îles britanniques et la côte pacifique de l'Amérique du Nord conviennent.

Ou vérifie-le ici même pour ton emplacement :

Rusticité selon la zone USDA, chaleur estivale selon la somme de températures : les mêmes valeurs que dans l'app et la recherche de plantes.

Fiche

Famille
Pinaceae
Port
Arbre
Hauteur
20 m
Largeur
10 m
Croissance
moyenne
Longévité
175 ans
Première récolte
au bout de 17 ans
Rendement par plante
jusqu'à 60 kg par an
Rendement en culture
jusqu'à 1 t/ha
Rendement énergétique
15 kcal par m² et par an
Rusticité
zone 8-10
Tolérance à l'ombre
plein soleil
Sol
Sable, Limon
Humidité du sol
sec – frais
pH
6 – 8
persistantconvient aux haies

Floraison et récolte

J F M A M J J A S O N D
Floraison
Récolte des fruits

Les périodes valent pour l'hémisphère nord en climat tempéré et varient selon l'altitude et la variété.

Usages

Comestible7 sur 10
Médicinal6 sur 10
Autres usages7 sur 10

Comestible: Les pignons sont les graines, deux sur chaque écaille du cône, à coque dure, longues de 15 à 20 millimètres et larges de 7 à 11 millimètres ; le poids de mille graines se situe entre 500 et 1100 grammes. Les cônes ne mûrissent qu'à l'automne de la troisième année après la floraison et sont récoltés avant de s'ouvrir ; conservés au sec, ils s'ouvrent d'eux-mêmes et libèrent les graines, que l'on débarrasse ensuite de leur coque dure. La variété fragilis a une coque plus fine et se casse plus facilement. L'amande est blanche et tendre, de goût doux et légèrement résineux, et se mange fraîche ; un bref passage à la poêle sans matière grasse renforce son arôme. Les pignons s'utilisent dans le pesto, sur les salades et les légumes poêlés, dans les farces, les pâtisseries et les desserts, et moulus aussi pour lier les sauces. À cause de leur forte teneur en matières grasses, ils rancissent vite et se conservent au frais, à l'abri de la lumière, idéalement au congélateur. Un arbre adulte dans son milieu naturel fournit chaque année de dix à plus de soixante kilogrammes de graines.

Médicinal: En médecine populaire, le pin parasol s'est transmis par ses pignons : dans les livres de drogues d'Europe centrale du XIIe au XVe siècle, l'arbre porte le nom de kinboum et ses pignons figurent sous le nom de Pinee parmi les drogues médicinales répertoriées, donnés comme remède nourrissant et fortifiant. Aucun usage médicinal n'est attesté pour l'espèce ; les préparations de pin utilisées en médecine proviennent d'autres espèces de pins.

Autres usages: Le bois de pin parasol est peu durable et facilement attaqué par les insectes et les champignons ; contrairement aux autres résineux, sa densité et sa qualité augmentent avec des cernes plus larges. On l'utilise comme bois de construction et d'ameublement et pour les mâts ; à cause de sa teneur en résine, il ne convient que modérément à la sculpture. L'écorce sert au paillage d'écorce, et les cônes vides et les coques des graines sont un combustible recherché. Sa vraie force au jardin tient à la forme de sa couronne : en été, le parasol projette une ombre étendue, tandis qu'en hiver le soleil bas passe dessous et réchauffe façades et coins repos ; c'est pourquoi, autour de la Méditerranée, on le plante depuis toujours près des maisons, des aires de repos et des campings. Dans l'histoire culturelle, la pomme de pin symbolise la fertilité : dans l'Antiquité, elle était associée à Dionysos ainsi qu'à Cybèle et à son fils Attis, et le christianisme l'a reprise des cultes d'Isis, de Dionysos et de Cybèle comme signe de résurrection et d'immortalité. Les Romains ornaient de pommes de pin les tombeaux à pilier de leurs provinces d'Europe centrale, Augsbourg la porte dans ses armoiries (sous le nom de Zirbelnuss), et un exemplaire doré trône sur le toit de la fontaine Elisenbrunnen d'Aix-la-Chapelle.

Culture

Emplacement : Plein soleil et beaucoup de place, car en culture le pin parasol atteint 15 à 25 mètres de haut, dans son milieu naturel 25 à 30, avec une large couronne étalée en parasol. La racine pivotante des premières années ne descend, même dans le sable, qu'à 80-180 centimètres ; ensuite le système racinaire se développe à plat dans les couches supérieures du sol, si bien que les vieux arbres risquent d'être renversés par le vent et n'ont pas leur place près d'une maison ou d'un chemin. La litière d'aiguilles et le couvert dense ne laissent presque rien pousser dessous : l'espace sous la couronne est fait pour l'ombre, pas pour les planches de culture. Pour la rusticité, ce n'est pas le froid absolu qui décide, mais l'humidité de l'air : par air hivernal humide, il subit des dégâts dès moins dix degrés environ, alors que par froid sec la littérature forestière indique jusqu'à moins vingt-cinq. Il évite les sols détrempés et salins ; il tolère le calcaire grâce à ses champignons mycorhiziens. Sa forte teneur en résine le rend sensible au feu en été, les foyers sont donc à tenir à distance. Entretien : Ne pas tailler. Les pins ne repartent pas du vieux bois ; une taille dans la couronne laisse des moignons dénudés qui ne se regarnissent jamais. On ne retire que le bois mort, l'élagage naturel du tronc se fait tout seul. Pas d'engrais non plus : l'ectomycorhize mobilise le phosphore même sur des sables pauvres, et l'azote ne produit qu'un bois mou. Les jeunes plants forment tôt une racine pivotante ; ils ont donc besoin de pots hauts et doivent rejoindre tôt leur place définitive, car les arbres plus âgés supportent mal la transplantation. La neige lourde casse les branches. Les cônes ne mûrissent qu'à l'automne de la troisième année après la floraison ; on les récolte en automne, puis on les conserve au sec jusqu'à ce qu'ils s'ouvrent d'eux-mêmes. Sensible à : pourridié à Heterobasidion sur les sols détrempés, rouille vésiculeuse et rouille courbeuse du pin sur l'écorce et les pousses de mai, tordeuse des pousses du pin, le scolyte Tomicus destruens et, dans les jeunes plantations, l'hylobe du pin. Dans le bassin méditerranéen et vers le nord jusqu'au Tyrol du Sud, en Suisse et en Basse-Autriche, on trouve la processionnaire du pin ; les poils urticants de ses chenilles irritent la peau et les yeux, et les nids bien visibles dans la couronne ne doivent être retirés qu'avec une tenue de protection.

Multiplication

Le pin parasol se multiplie par semis, à partir des pignons eux-mêmes. Les cônes ne mûrissent qu'à l'automne de la troisième année après la floraison, la fécondation intervenant environ vingt-quatre mois après la pollinisation ; parmi les pins, c'est donc un retardataire marqué. Les graines sont grosses et lourdes, le poids de mille graines se situe entre 500 et 1100 grammes, et l'aile n'est que rudimentaire. Pour semer, on extrait les pignons des cônes ouverts et on les stratifie quelques semaines au frais et à l'humidité, ce qui rend la germination nettement plus homogène. On sème profondément dans un substrat sableux et drainant. Les plantules portent dix à douze cotylédons et forment tôt une racine pivotante vigoureuse ; elles ont donc besoin de pots hauts et doivent rejoindre jeunes leur place définitive, car les plantes plus âgées supportent mal la transplantation. Les premiers cônes apparaissent au bout de quinze à vingt ans.

Intérêt pour la faune

Le pin parasol est pollinisé par le vent ; sa floraison n'a donc aucune valeur pour les abeilles et les syrphes : il n'offre pas de nectar, et le pollen produit en masse en mai n'est tout au plus récolté que comme pollen de substitution. Sa contribution à la faune est ailleurs. Les graines sont grosses, riches en huile et ne portent qu'une aile atrophiée, signe clair que la dispersion n'est pas confiée au vent mais aux oiseaux et aux rongeurs, qui emportent et cachent les pignons ; dans les peuplements méditerranéens, les cônes sont une nourriture hivernale fiable. La structure compte tout autant : la large couronne en parasol garde ses aiguilles toute l'année et offre abri, protection contre le vent et sites de nidification à une période où les feuillus sont nus. L'écorce profondément crevassée et écailleuse des vieux troncs abrite araignées, coléoptères et insectes hivernants.

Particularités

Particularités : cônes mûrs seulement la 3e année, fécondation ~24 mois après la pollinisation ; couronne en parasol seulement à partir de ~50 ans ; très résistant à la sécheresse ; rustique jusqu'à -25°C seulement par air sec, nettement plus sensible par forte humidité de l'air ; racine pivotante, transplantation des sujets âgés difficile ; premiers cônes après 15-20 ans ; bois riche en résine+peu durable (construction+meubles+mâts) ;

Origine et habitat

Nord du bassin méditerranéen : de la péninsule Ibérique au sud de la France, à l'Italie et à la péninsule balkanique jusqu'en Anatolie, ainsi que les grandes îles méditerranéennes. Où s'arrête l'aire naturelle et où commence la culture, on ne peut presque plus le distinguer : le pin parasol est cultivé depuis l'Antiquité pour ses graines comestibles, il a été répandu par les Étrusques et les Romains et forme aujourd'hui de vastes peuplements issus de plantations ; les pins parasols des paysages côtiers italiens sont eux aussi en grande partie des peuplements cultivés. Les principales zones de culture se trouvent en Espagne, au Portugal, en Turquie et en Italie. Hors du bassin méditerranéen, il est cultivé en Californie, en Afrique du Sud et en Australie.

Le pin parasol est une essence de lumière thermophile des basses terres proches du littoral. Il colonise les dunes, les plaines côtières sableuses, les pinèdes claires et le maquis, et s'élève du niveau de la mer jusqu'à environ 1000 mètres. Il préfère les sables frais, légèrement acides à acides, mais tolère une large gamme de pH de 4 à 9, donc aussi les sols calcaires. Les précipitations annuelles de ses stations se situent entre 400 et 800 millimètres ; grâce à sa racine pivotante, formée dès le jeune âge, et à son système racinaire étendu, il supporte remarquablement bien les longues sécheresses estivales. Il ne tolère pas l'ombre et perd toute concurrence pour la lumière. Sur les dunes littorales, il freine l'ensablement et le vent, c'est pourquoi de grands peuplements ont été plantés exprès pour fixer le littoral. Vers le nord, le froid hivernal limite son aire, surtout lorsqu'il s'accompagne d'une forte humidité de l'air.

⚠️ Risques

Les poils urticants des chenilles de la processionnaire du pin irritent la peau, les yeux et les voies respiratoires ; la résine, le bois et la sciure peuvent provoquer une dermatite de contact chez les personnes sensibles (colophane) ; les pignons peuvent provoquer une allergie alimentaire pouvant aller jusqu'à l'anaphylaxie.

Cela ne remplace pas une identification par un expert. En cas de doute, n'en mange pas.

Questions fréquentes

Pin parasol : quelle taille atteint-elle ?

Pin parasol (Pinus pinea) pousse comme Arbre et atteint à maturité environ 20 m de hauteur, pour une largeur d'environ 10 m. Sa croissance est moyenne.

Pin parasol : quel emplacement lui faut-il ?

Pin parasol tolère plein soleil. Les sols adaptés sont Sable, Limon. L'humidité du sol devrait se situer dans la plage sec – frais. Le pH peut se situer entre 6 et 8.

Pin parasol : est-elle rustique ?

Pin parasol est indiquée comme rustique en zone 8-10 et y passe les hivers normaux en pleine terre.

Pin parasol : pousse-t-elle en Europe centrale ?

Pin parasol n'est rustique que jusqu'en zone 8 ; toute l'année en pleine terre, elle demande les endroits les plus doux d'Europe centrale (régions viticoles, vallée du Rhin, côtes, lac de Constance, Tessin) ou un pot hiverné à l'abri. La majeure partie des îles britanniques et la côte pacifique de l'Amérique du Nord conviennent.

Pin parasol : quand fleurit-elle ?

En climat tempéré de l'hémisphère nord, elle fleurit en mai.

Pin parasol : quand la récolte-t-on ?

En climat tempéré de l'hémisphère nord, les fruits mûrissent de décembre à mars.

Pin parasol : quand commence-t-elle à produire, et combien ?

Pin parasol donne sa première récolte au bout de 17 ans. Une plante adulte donne jusqu'à 60 kg par an, en culture jusqu'à 1 t par hectare. Les chiffres supposent un bon emplacement ; la variété, le sol et le climat les font beaucoup varier.

Pin parasol : est-elle toxique ?

Certaines parties de Pin parasol sont jugées légèrement problématiques, mais la plante n'est pas considérée comme toxique. Pour les plantes sauvages, ne te fie jamais uniquement à une base de données, mais seulement à une identification sûre.

Pin parasol : à quoi sert-elle ?

Évaluation sur une échelle jusqu'à 10 : Comestible 7/10, Médicinal 6/10, Autres usages 7/10.

Expériences de la communauté

Pas encore de retour d'expérience pour cette plante.

Tu la cultives ? Écris dans l'app ce qui marche chez toi : ta contribution apparaîtra ici.

💬 Télécharger l'app et participer

Intègre cette plante à ton propre jardin

Permaplans planifie ton jardin à l'échelle sur la carte, avec analyse du site, calendrier des récoltes et plus de 1 000 plantes. Gratuit pour iPhone, Android, Mac, Windows et Linux.

Cette plante pousse-t-elle chez toi ? → Vérifie ton site

Toutes les données sans garantie. Données de site et textes issus de la base de données Permaplans.

Commence ton jardin

Essaie gratuitement dans ton navigateur, sans inscription.

Ouvrir dans le navigateurTélécharger l'app