Oranger
Pousse-t-elle chez moi ?
Oranger n'est pas rustique en Europe centrale (zone 10) : en pleine terre seulement du printemps à l'automne, sinon en pot hiverné hors gel. Elle a aussi besoin d'étés chauds : en Europe centrale, régions viticoles, villes ou mur abrité exposé au sud.
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Fiche
- Famille
- Rutaceae
- Port
- Arbre
- Hauteur
- 8,5 m
- Largeur
- 8 m
- Croissance
- moyenne
- Longévité
- 200 ans
- Première récolte
- au bout de 7 ans
- Pleine production
- au bout de 200 ans
- Rendement par plante
- jusqu'à 200 kg par an
- Rendement en culture
- jusqu'à 40 t/ha
- Rendement énergétique
- 1800 kcal par m² et par an
- Rusticité
- zone 10-12
- Tolérance à l'ombre
- plein soleil
- Sol
- Sable, Limon, Loam
- Humidité du sol
- assez sec – très frais
- pH
- 5,5 – 7
Floraison et récolte
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Floraison | ||||||||||||
| Récolte des fruits |
Variétés (14)
14 variétés de Oranger figurent dans le guide des variétés Permaplans, chacune avec sa propre page : goût, époque de maturité, résistances, origine et usage.
Usages
Comestible: L'orange est l'agrume le plus cultivé au monde et elle est surtout transformée en jus. La pulpe juteuse, divisée en quartiers, se mange crue, pressée, en salades, desserts et sauces ; le zeste râpé parfume pâtisseries et entremets, et les fleurs servent à préparer tisanes et sirops. On distingue quatre groupes de variétés : les oranges blondes courantes, les oranges navel sans pépins avec leur nombril caractéristique à l'extrémité florale, les oranges sanguines à chair rouge, dont la couleur n'apparaît qu'avec de forts écarts de température entre le jour et la nuit, et les rares oranges sans acidité. Pour avoir bon goût, le fruit a besoin d'une moyenne annuelle supérieure à dix-huit degrés. En Europe, la récolte va d'août à mai ; le fruit ne mûrit pas après la cueillette, et les oranges cueillies avant maturité restent acides.
Médicinal: Historiquement, l'orange est surtout importante comme source de vitamine C : les agrumes ont été le moyen de lutter contre le scorbut dans la navigation à partir du XVIIIe siècle, et ce lien fait partie des rares propriétés de la plante établies scientifiquement. À côté, il existe une large tradition. Les écorces séchées étaient considérées comme un amer stimulant la digestion et entraient dans la composition d'amers et de recettes de liqueurs. L'eau de fleur d'oranger et l'huile de néroli qu'on en tire étaient utilisées en médecine populaire comme calmant contre l'agitation et les troubles de l'endormissement, un usage qu'on retrouve aujourd'hui encore dans des préparations aromatiques. Aucune de ces applications ne dispose d'une preuve d'efficacité au sens moderne.
Autres usages: Au-delà du fruit, presque tout est utilisé chez l'oranger. L'écorce donne par pression à froid l'huile essentielle d'orange, destinée à la parfumerie, aux cosmétiques et à l'industrie des arômes, et qui, grâce à sa teneur en limonène, est un nettoyant et dégraissant efficace et biodégradable ; des fleurs provient l'huile de néroli, des fleurs et des feuilles l'huile de petit-grain. L'écorce fournit en outre de la pectine pour la fabrication de gélifiants et, séchée, une épice. Des pépins, on presse une huile transformée en savon. Les résidus de pressage de l'industrie du jus servent, sous forme de pulpe séchée, à l'alimentation des bovins. Le bois est dur, lourd et durable, mais il se fend facilement ; il est tourné, sculpté et transformé en manches, et les copeaux servent de bois aromatique, par exemple pour fumer les aliments.
Culture
Emplacement : en plein soleil, au chaud et à l'abri du vent, contre un mur exposé au sud ou sur la terrasse, où son parfum floral accompagne en même temps le coin repos. Le gel l'endommage dès environ deux à cinq degrés sous zéro. Fleurs et fruits mûrs sont souvent présents en même temps sur l'arbre, car la maturation s'étale sur des mois. Les fruits tombés tachent les dallages clairs. Entretien : l'erreur la plus fréquente concerne l'eau d'arrosage. Les orangers ont besoin d'un milieu racinaire acide, et l'eau du robinet calcaire fait monter le pH jusqu'à ce que les jeunes feuilles jaunissent avec des nervures vertes ; cette chlorose se corrige avec une eau pauvre en calcaire et un engrais pour agrumes riche en fer. On fertilise de mars à août chaque semaine à faible dose ; on arrose abondamment, puis seulement quand la couche supérieure de la terre a séché ; l'eau stagnante provoque la pourriture des racines et une chute soudaine des feuilles. La taille reste légère, avant le débourrement, en supprimant les rameaux qui poussent vers l'intérieur. Cochenilles à bouclier, cochenilles farineuses et tétranyques apparaissent surtout quand la plante est dans un air trop chaud et trop sec : il faut la contrôler régulièrement. On récolte quand le fruit se détache facilement ; il ne mûrit pas après la cueillette.
Multiplication
Les orangers sont pratiquement toujours greffés. Les plantes issues de pépins germent certes facilement et donnent, grâce à la polyembryonie nucellaire, le plus souvent des clones génétiquement identiques à la plante mère, mais il leur faut huit à quinze ans pour fleurir pour la première fois ; elles restent très épineuses dans leur jeunesse et s'enracinent superficiellement. En culture commerciale et en pépinière, on greffe donc en écusson en été sur un porte-greffe. Le porte-greffe détermine la résistance au gel, la tolérance au calcaire et la sensibilité aux maladies : l'oranger trifolié Poncirus trifoliata apporte la meilleure rusticité, mais réagit aux sols calcaires par une chlorose ; le citrange, croisement de Poncirus et d'oranger, compense en partie ce défaut ; l'oranger amer tolère bien le calcaire, mais il est sensible au virus de la tristeza. Les boutures de rameaux semi-aoûtés s'enracinent avec une chaleur de fond, mais donnent des arbres plus faibles et plus sensibles aux champignons du sol.
Intérêt pour la faune
L'oranger est une plante mellifère de premier ordre. Le rapport sur la pollinisation du ministère de l'Agriculture des États-Unis lui attribue la note maximale pour le nectar comme pour le pollen chez l'abeille domestique, et le juge en outre attractif pour les bourdons ainsi que pour les abeilles solitaires des genres Andrena et Xylocopa ; les apiculteurs installent spécialement leurs ruches dans les plantations pour obtenir du miel de fleur d'oranger. Il ne dépend pourtant pas de la pollinisation : les orangers forment leurs fruits par parthénocarpie, si bien que les variétés sans pollinisation croisée restent sans pépins. Sa valeur pour la faune dépend donc de la quantité de fleurs, et ses fleurs très parfumées sont trouvées à coup sûr par les abeilles domestiques et les bourdons. Il n'est pas plante hôte pour les chenilles de papillons indigènes.
Particularités
Particularités : il faut plus de 18°C de moyenne annuelle pour un bon goût ; sous les tropiques, l'écorce reste verte : malgré la maturité ; croisement pamplemoussier x mandarinier (avec rétrocroisement) ; si important que la couleur a reçu le nom du fruit : et non l'inverse ; Il existe 4 groupes : oranges blondes (courantes), oranges navel (avec nombril), oranges sanguines (chair rouge), oranges sans acidité (rares) ;
Origine et habitat
Asie orientale : l'oranger n'est pas une espèce sauvage, mais un croisement entre mandarinier et pamplemoussier apparu en Chine ou en Asie du Sud-Est. Il n'existe donc pas de populations sauvages : toute orange remonte à des formes cultivées multipliées par voie végétative. En Europe, sa présence n'est pas attestée avant le XVe siècle ; l'oranger amer, déjà connu en Italie au Moyen Âge, est une autre espèce. À partir de 1500 environ, après la découverte de la route maritime des Indes, les navigateurs portugais ont diffusé des variétés nettement meilleures, Vasco da Gama ayant signalé en 1498 des oranges supérieures à Mombasa. Aujourd'hui, il est cultivé dans toutes les régions subtropicales ; les principaux producteurs sont le Brésil avec environ 15,7 millions de tonnes, la Chine avec 7,6, le Mexique avec 4,8, l'Égypte avec 4,2, l'Inde avec 3,9 et l'Espagne avec 2,9 millions de tonnes par an.
L'oranger n'a pas d'habitat naturel : il est né en culture comme hybride et ne pousse nulle part à l'état sauvage. Ce sont donc les exigences de la culture qui déterminent son emplacement. Il demande un climat subtropical sans gel, avec une moyenne annuelle supérieure à dix-huit degrés, des hivers doux et des étés longs et chauds ; le gel endommage feuilles et fruits dès quelques degrés sous zéro. Il lui faut des sols profonds, drainants, plutôt légèrement acides, sans eau stagnante, et un approvisionnement en eau régulier, assuré par l'irrigation dans les régions de culture classiques du bassin méditerranéen et de Californie. Le climat marque aussi le fruit : sous les tropiques, l'écorce reste verte malgré la pleine maturité, parce que les nuits sont trop chaudes, et les oranges sanguines ne se forment que là où les écarts de température entre le jour et la nuit sont importants.
⚠️ Risques
Irritation de la peau au contact, épines, toxique pour le chien, le chat et le cheval L'huile d'écorce pressée à froid irrite la peau et devient phototoxique au contact de la lumière du soleil ; après avoir râpé de grandes quantités d'écorce, il faut se laver les mains avant de s'exposer au soleil, sinon les furocoumarines peuvent laisser des rougeurs nettement délimitées suivies de taches pigmentaires. Les jeunes rameaux portent des épines à l'aisselle des feuilles, et les rejets sauvages sous le point de greffe sont souvent garnis d'épines rigides de plusieurs centimètres de long ; pour la taille, il faut porter des gants. Pour le chien, le chat et le cheval, l'écorce, les feuilles et les rameaux sont considérés comme toxiques : les huiles essentielles et les psoralènes provoquent vomissements, diarrhée et abattement, et sur la peau des inflammations. Il ne faut donc pas laisser d'écorces râpées ni de déchets de taille dans l'enclos ou au pâturage.
Questions fréquentes
Oranger : quelle taille atteint-elle ?
Oranger (Citrus sinensis) pousse comme Arbre et atteint à maturité environ 8,5 m de hauteur, pour une largeur d'environ 8 m. Sa croissance est moyenne.
Oranger : quel emplacement lui faut-il ?
Oranger tolère plein soleil. Les sols adaptés sont Sable, Limon, Loam. L'humidité du sol devrait se situer dans la plage assez sec – très frais. Le pH peut se situer entre 5,5 et 7.
Oranger : est-elle rustique ?
Oranger est indiquée comme rustique en zone 10-12 et y passe les hivers normaux en pleine terre.
Oranger : pousse-t-elle en Europe centrale ?
Oranger n'est pas rustique en Europe centrale (zone 10) : en pleine terre seulement du printemps à l'automne, sinon en pot hiverné hors gel. Elle a aussi besoin d'étés chauds : en Europe centrale, régions viticoles, villes ou mur abrité exposé au sud.
Oranger : quand fleurit-elle ?
En climat tempéré de l'hémisphère nord, elle fleurit de décembre à juin.
Oranger : quand la récolte-t-on ?
En climat tempéré de l'hémisphère nord, les fruits mûrissent de octobre à avril.
Oranger : quand commence-t-elle à produire, et combien ?
Oranger donne sa première récolte au bout de 7 ans. La pleine production arrive au bout de 200 ans. Une plante adulte donne jusqu'à 200 kg par an, en culture jusqu'à 40 t par hectare. Les chiffres supposent un bon emplacement ; la variété, le sol et le climat les font beaucoup varier.
Oranger : est-elle toxique ?
Certaines parties de Oranger sont jugées légèrement problématiques, mais la plante n'est pas considérée comme toxique. Pour les plantes sauvages, ne te fie jamais uniquement à une base de données, mais seulement à une identification sûre.
Oranger : à quoi sert-elle ?
Évaluation sur une échelle jusqu'à 10 : Comestible 9/10, Médicinal 7/10, Autres usages 6/10.
Quelles variétés de Oranger existe-t-il ?
Le guide des variétés Permaplans recense 14 variétés de Oranger, dont Cara Cara, Hamlin, Lane Late, Moro, Navelina, Pera, Pineapple, Salustiana, Sanguinello, Shamouti, Tarocco, Trovita et 2 autres. Chaque variété a sa propre page avec goût, époque de maturité, résistances et origine.
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