Bambou géant rugueux
Pousse-t-elle chez moi ?
Bambou géant rugueux n'est pas rustique en Europe centrale (zone 10) : en pleine terre seulement du printemps à l'automne, sinon en pot hiverné hors gel. La chaleur estivale dont elle a besoin pour mûrir n'est pas atteinte en pleine terre en Europe centrale : serre ou véranda.
Ou vérifie-le ici même pour ton emplacement :
Fiche
- Famille
- Poaceae
- Port
- Arbuste
- Hauteur
- 15 m
- Largeur
- 12 m
- Croissance
- très rapide
- Longévité
- 40 ans
- Rusticité
- zone 10-13
- Tolérance à l'ombre
- mi-ombre
- Sol
- Sable, Limon, Loam
- Humidité du sol
- frais – très humide
- pH
- 5 – 7
Usages
Comestible: On utilise les jeunes pousses tant qu'elles sont encore sous terre ou dépassent à peine du sol ; elles sont alors tendres et douces. Avec le bambou moso, l'espèce passe pour le plus important bambou comestible d'Asie. On les récolte au ras du rhizome, on retire l'enveloppe extérieure coriace, et le cœur tendre est coupé en lanières puis cuit comme des nouilles, sauté, mariné ou fermenté. Il est essentiel de bien les faire bouillir : les pousses de bambou contiennent des glycosides cyanogènes, qui se décomposent à la cuisson et sont éliminés avec l'eau de cuisson ; les pousses crues ou à peine chauffées sont amères et indigestes. C'est pourquoi on jette l'eau de cuisson sans la réutiliser. Les pousses plus âgées, devenues vertes, deviennent ligneuses et ne conviennent plus à la cuisine.
Médicinal: Usage transmis par la médecine populaire : en Asie du Sud-Est, les préparations à base de feuilles passent pour un remède contre la diarrhée, surtout dans la médecine vétérinaire paysanne. Non spécifique à l'espèce, mais transmis pour les bambous en général, le tabashir est une sécrétion riche en silice issue des entre-nœuds des chaumes, qui contient jusqu'à 85 % de dioxyde de silicium et était employée dans la médecine ayurvédique et la médecine traditionnelle chinoise contre les maladies fébriles, les rhumatismes et l'épilepsie ; les sources ne permettent pas de dire si l'espèce elle-même est utilisée à cette fin. On ne dispose à ce jour que de résultats préliminaires de laboratoire. Un extrait éthanolique de feuilles a inhibé, lors d'essais en série, plusieurs souches d'Escherichia coli, dont le type pathogène O157:H7 ; les principaux constituants identifiés étaient des acides gras, des esters, des alcools à longue chaîne et des aldéhydes. Des extraits méthanoliques de pousses ont été testés lors de travaux de criblage pour leur effet hypoglycémiant. Tous ces résultats sont précliniques : il n'existe pas d'études cliniques chez l'humain, et ni la Commission E ni le HMPC n'ont évalué l'espèce.
Autres usages: Les chaumes atteignent 8 à 12 centimètres de diamètre, poussent droit et sont particulièrement résistants ; cela fait de l'espèce l'un des plus importants bambous de construction d'Asie du Sud-Est. On l'emploie comme élément porteur dans les ponts, échafaudages, cabanes et maisons, et on en fait aussi des meubles et des instruments de musique. Une particularité a pris une importance pratique : les entre-nœuds mesurent jusqu'à 60 centimètres de long et sont étanches, si bien que des segments isolés servent traditionnellement de récipients à eau et même de récipient de cuisson sur le feu. La touffe dense, à croissance rapide, est en outre plantée comme brise-vent, pour stabiliser les berges et pour produire de la biomasse.
Culture
Emplacement : Une espèce tropicale sans aucune tolérance au gel. Le vrai point critique est la place nécessaire : adultes, les chaumes atteignent 15 à 20 mètres de haut et la touffe plusieurs mètres de large. Un avantage par rapport aux bambous de jardin courants : elle pousse en touffe et ne trace pas, une barrière anti-rhizomes est donc inutile. Installe-la à un endroit lumineux à ensoleillé, abrité du vent, et ne la plante pas le long des chemins : les chaumes sont certes sans épines, mais lourds et dangereux s'ils cassent. Entretien : Beaucoup d'eau et beaucoup de nutriments. Pendant la période de croissance, arrose abondamment, ne laisse jamais la motte se dessécher et apporte régulièrement un engrais riche en azote ; évite en revanche l'eau stagnante. Coupe au ras du sol les chaumes âgés, jaunis ou faibles : la touffe reste ainsi aérée et produit de nouveaux chaumes vigoureux ; raccourcir un chaume ne sert à rien, il ne reprend pas sa croissance en hauteur. Ne récolte jamais qu'une partie des pousses : une partie doit pouvoir se développer, sinon la touffe s'affaiblit.
Multiplication
Presque exclusivement végétative. La méthode classique est la division de la touffe : au printemps, avant la nouvelle pousse, détache un morceau de rhizome portant un chaume vigoureux d'un an, raccourcis le chaume à quelques nœuds et fais-le démarrer au chaud, à l'humidité et à l'ombre. On peut aussi faire des boutures de chaume sur des chaumes d'un à deux ans, avec un ou deux nœuds par tronçon, couchées à plat et peu profondément dans un substrat humide et enracinées entre 25 et 30 degrés sous forte humidité de l'air ; de même des boutures prises sur les rameaux latéraux aux nœuds. Par semis, c'est pratiquement impossible : l'espèce ne fleurit qu'à des intervalles de plus de soixante ans, la semence est très fragile et de courte durée de vie, et la mortalité des semis est élevée. Qui obtient des graines doit les semer immédiatement.
Intérêt pour la faune
Pour ce qui est des fleurs, sa valeur pour la faune est pratiquement nulle, même dans son milieu naturel : les bambous sont anémophiles et cette espèce ne fleurit que tous les soixante ans ou plus ; il n'y a donc presque aucune année de floraison. Sa contribution écologique réside entièrement dans sa structure : les touffes denses et hautes offrent abri, sites de nidification et dortoirs et ombragent les berges, et les jeunes pousses sont consommées par les animaux sauvages. On ne dispose pas de nombres d'espèces d'insectes ou d'oiseaux pour cette espèce.
Particularités
Particularités : ne fleurit que tous les 60+ ans, après quoi tout un peuplement meurt souvent en même temps ; graines si éphémères + plantules si fragiles qu'on la multiplie pratiquement uniquement par voie végétative ; pousse en touffe (sympodiale) et ne trace pas → pas besoin de barrière anti-rhizomes, contrairement à Phyllostachys ; les entre-nœuds étanches servaient traditionnellement de bidon à eau et de marmite sur le feu ;
Origine et habitat
Asie du Sud-Est : Indonésie, Malaisie, Thaïlande, Birmanie et Philippines. La délimitation exacte de l'aire d'origine est incertaine, car l'espèce est cultivée depuis longtemps et sa culture dépasse largement sa région natale ; elle est aujourd'hui répandue aussi en Inde, au Sri Lanka et dans le sud-ouest de la Chine. À partir de plantations, elle a été introduite dans d'autres pays tropicaux : en Amérique du Sud, dans plusieurs pays d'Afrique (Kenya, Malawi, Ghana) ainsi qu'au Mexique et en Floride. En Europe, il n'existe pas de peuplements en pleine terre ; elle n'y est présente qu'en serre et dans des collections.
Tropiques humides : basses terres chaudes et très arrosées et étages montagnards moyens à forte humidité de l'air, sans gel. D'après les données de culture, l'espèce prospère le mieux sur des sols profonds, humifères et bien drainés, avec des pluies abondantes ; elle est très vigoureuse et gourmande en nutriments, mais ne supporte pas un sol durablement détrempé. Contrairement aux bambous du genre Phyllostachys, connus d'Asie orientale, elle pousse en touffe (sympodiale) : le rhizome reste compact, si bien que le peuplement forme une touffe dense qui s'élargit lentement et ne produit pas de stolons traçant au loin. Les données sur les limites d'altitude et les plages de précipitations sont rares et proviennent surtout de la littérature horticole, non de relevés de végétation.
⚠️ Risques
Les pousses crues contiennent de l'acide cyanhydrique : les faire bouillir avant de les consommer Le point décisif est la cuisine, pas le jardin. Les pousses de bambou fraîches contiennent un glycoside cyanogène, la taxiphylline, qui libère de l'acide cyanhydrique quand on les coupe et les mâche. Les teneurs varient fortement selon l'espèce et la partie de la pousse et vont de moins de 100 à près de 1000 milligrammes d'acide cyanhydrique par kilogramme de poids frais, les valeurs les plus élevées se trouvant dans la pointe tendre ; les aliments sont considérés comme sans danger en dessous de 50 milligrammes par kilogramme. Une intoxication se manifeste par des maux de tête, des vertiges, des nausées, des vomissements et une gêne respiratoire, et peut mettre la vie en danger dans les cas graves. La taxiphylline est thermolabile, ce qui rend le danger maîtrisable : coupe les pousses épluchées en lanières, fais-les bouillir à gros bouillons 15 à 20 minutes dans une casserole découverte et jette l'eau de cuisson, sans la réutiliser. Les pousses en conserve sont déjà détoxifiées. Un produit insuffisamment traité reste dangereux : une intoxication collective est documentée en Thaïlande après la consommation de pousses marinées dont la fermentation et l'acidité n'avaient pas suffisamment abaissé la teneur. Pour la même raison, les pousses crues ne doivent pas être données au bétail au pâturage, aux chiens ni aux chats ; les feuilles servent de fourrage en Asie du Sud-Est et ne posent pas de problème. La coupe des chaumes laisse des cassures tranchantes qui éclatent en échardes et peuvent provoquer des coupures profondes.
Questions fréquentes
Bambou géant rugueux : quelle taille atteint-elle ?
Bambou géant rugueux (Dendrocalamus asper) pousse comme Arbuste et atteint à maturité environ 15 m de hauteur, pour une largeur d'environ 12 m. Sa croissance est très rapide.
Bambou géant rugueux : quel emplacement lui faut-il ?
Bambou géant rugueux tolère mi-ombre. Les sols adaptés sont Sable, Limon, Loam. L'humidité du sol devrait se situer dans la plage frais – très humide. Le pH peut se situer entre 5 et 7.
Bambou géant rugueux : est-elle rustique ?
Bambou géant rugueux est indiquée comme rustique en zone 10-13 et y passe les hivers normaux en pleine terre.
Bambou géant rugueux : pousse-t-elle en Europe centrale ?
Bambou géant rugueux n'est pas rustique en Europe centrale (zone 10) : en pleine terre seulement du printemps à l'automne, sinon en pot hiverné hors gel. La chaleur estivale dont elle a besoin pour mûrir n'est pas atteinte en pleine terre en Europe centrale : serre ou véranda.
Bambou géant rugueux : est-elle toxique ?
Aucune toxicité n'est connue pour Bambou géant rugueux. Pour les plantes sauvages, ne te fie jamais uniquement à une base de données, mais seulement à une identification sûre.
Bambou géant rugueux : à quoi sert-elle ?
Évaluation sur une échelle jusqu'à 10 : Comestible 7/10, Médicinal 2/10, Autres usages 5/10.
Intègre cette plante à ton propre jardin
Permaplans planifie ton jardin à l'échelle sur la carte, avec analyse du site, calendrier des récoltes et plus de 1 000 plantes. Gratuit pour iPhone, Android, Mac, Windows et Linux.
Cette plante pousse-t-elle chez toi ? → Vérifie ton site
Expériences de la communauté
Pas encore de retour d'expérience pour cette plante.
Tu la cultives ? Écris dans l'app ce qui marche chez toi : ta contribution apparaîtra ici.
💬 Télécharger l'app et participer