Coqueret du Pérou
Pousse-t-elle chez moi ?
Coqueret du Pérou n'est pas rustique en Europe centrale (zone 9) : en pleine terre seulement du printemps à l'automne, sinon en pot hiverné hors gel. Elle a aussi besoin d'étés chauds : en Europe centrale, régions viticoles, villes ou mur abrité exposé au sud.
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Fiche
- Famille
- Solanaceae
- Port
- vivace
- Hauteur
- 1,2 m
- Largeur
- 1,5 m
- Croissance
- rapide
- Longévité
- 3 ans
- Première récolte
- au bout d'1 an
- Rendement par plante
- jusqu'à 1 kg par an
- Rendement en culture
- jusqu'à 10 t/ha
- Rendement énergétique
- 530 kcal par m² et par an
- Rusticité
- zone 9-12
- Tolérance à l'ombre
- mi-ombre
- Sol
- Sable, Limon, Loam
- Humidité du sol
- sec – très frais
- pH
- 5,5 – 7
- Synonymes
- Blasenkirsche, physalis,
Floraison et récolte
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Floraison | ||||||||||||
| Récolte des fruits |
Usages
Comestible: Le coqueret du Pérou est mûr lorsque la baie jaune orangé, d'environ deux centimètres de diamètre, tombe d'elle-même au sol avec son calice devenu brun et parcheminé. Il ne mûrit pas après la cueillette : c'est un fruit non climactérique, et récolté vert, il reste acide. Sa saveur associe une nette douceur à une acidité franche et à un arôme bien à lui, qui rappelle l'ananas. La récolte a lieu d'août à octobre, et les bonnes années jusqu'aux premières gelées. Le manger tel quel est l'usage le plus simple ; viennent ensuite les salades, chutneys, sauces pour le gibier et le fromage, compotes, garnitures de gâteaux et glaces. Sa forte acidité en fait, dans les confitures et les gelées, un contrepoids aux fruits sucrés. Il se sèche bien et donne un fruit sec un peu coriace et acidulé. Cent grammes fournissent environ 53 kilocalories pour 85 pour cent d'eau, ainsi que 1,9 gramme de protéines, 11 milligrammes de vitamine C, 36 microgrammes de vitamine A, 40 milligrammes de phosphore, un milligramme de fer et 2,8 milligrammes de niacine ; les teneurs en protéines et en phosphore sont inhabituellement élevées pour un fruit. Les graines, consommées avec le fruit, contiennent de l'acide linoléique et de l'acide oléique comme principaux acides gras, ainsi que du bêta-carotène et de la vitamine K. On le conserve avec son calice : tant que l'enveloppe parcheminée reste intacte, les fruits se gardent trente à quarante-cinq jours à température ambiante, et plus longtemps au frais et à l'air. Le calice est retiré avant de manger et n'est pas utilisé, et les fruits encore verts restent sur le pied.
Médicinal: La médecine populaire rapporte l'usage des feuilles en cataplasme sur les plaies, courant dans plusieurs régions d'Afrique, ainsi que l'emploi de diverses parties de la plante contre les maladies diarrhéiques. Dans la médecine domestique sud-américaine, on donnait le jus des feuilles contre les parasites intestinaux, et l'on prêtait à la plante un effet diurétique. Aucun de ces usages n'est démontré à ce jour. Il n'existe pour le coqueret du Pérou aucune monographie de la Commission E ni du HMPC ; la recherche se limite à des travaux de laboratoire sur les withanolides du genre Physalis, dont on ne peut déduire aucune application médicinale. La valeur pratique de la plante réside dans son fruit comme aliment. À noter : les feuilles et les tiges contiennent les alcaloïdes solanine et solanidine et ne conviennent donc pas pour les tisanes ou les infusions.
Autres usages: L'histoire culturelle du coqueret du Pérou commence dans les Andes, où il était déjà cultivé à l'époque de l'Empire inca. Des navigateurs portugais l'ont apporté en Afrique du Sud, où il s'est répandu autour du cap de Bonne-Espérance ; d'où le nom de groseille du Cap, qui ne dit rien de son origine. Il est arrivé en Angleterre en 1774, en Afrique du Sud vers 1807, puis de là en Australie et en Nouvelle-Zélande. Aujourd'hui, il est cultivé en Afrique, en Amérique du Sud, en Inde, à Java ainsi qu'au Kenya, en Australie, en Nouvelle-Zélande, aux États-Unis et dans le sud de la France ; dans le commerce nord-américain, on le trouve sous le nom de goldenberry ou pichuberry. C'est le calice qui le rend commercialisable. Emballage naturel sec et parcheminé, il protège le fruit de la pression et du dessèchement, et c'est grâce à lui qu'un fruit subtropical reste transportable pendant des semaines sans chaîne du froid, une propriété qui a rendu possible le commerce d'exportation. Il est aussi décoratif : l'enveloppe à demi ouverte laissant voir la baie est une décoration courante des gâteaux, et les rameaux fructifères séchés se conservent dans les compositions florales. La graine renferme une huile dont les principaux acides gras sont l'acide linoléique et l'acide oléique, qui peut être extraite des résidus de pressage de la fabrication de jus.
Culture
Emplacement : Le coqueret du Pérou craint le gel, et tout le reste en découle. Il lui faut un emplacement abrité, en plein soleil ou à mi-ombre, idéalement devant un mur exposé au sud qui emmagasine la chaleur ; dans les régions fraîches, la culture en bac est le choix le plus sûr. Le sol doit être bien drainant, mais peut être pauvre : sur un sol trop riche, la plante fait des feuilles et ne noue guère de fruits, si bien qu'une planche de potager fraîchement fumée est le mauvais endroit. Prévois son encombrement : la plante atteint un mètre et demi de haut et autant de large, et elle bascule volontiers sur le côté sous le poids des fruits, au point de pousser littéralement par-dessus la tête de ses voisines. Un mètre d'espacement est un minimum. Il est autofertile, un seul pied suffit donc. Les fruits immatures et le calice sont toxiques : à garder en tête en présence de jeunes enfants ou d'enclos pour petits animaux. Entretien : On le met en pleine terre après les dernières gelées, et avec un tuteur : les tiges cassent facilement sous la charge, et un piquet ou un treillage bas empêche la plante de s'affaisser. Si l'on pince l'extrémité de la tige tant que la plante mesure moins de trente centimètres, elle se ramifie davantage et produit plus. La fumure reste modérée et riche en potassium ; l'azote coûte du rendement. L'arrosage doit être régulier, car il ne supporte pas l'eau stagnante. Entre le semis et le premier fruit mûr, il faut compter environ 100 à 120 jours ; la floraison va de juin jusqu'en septembre, et la récolte, d'août à octobre, se fait au sol : les fruits mûrs tombent avec leur calice devenu brun et parcheminé, et sont alors parfaits. Les cueillir plus tôt ne sert à rien, car le fruit ne mûrit pas après la récolte. Sensible à : l'oïdium, la pourriture des racines et la pourriture grise dès que les plantes sont trop serrées ou trop humides ; sur les tiges et les feuilles, aleurodes, tétranyques, altises et vers gris, et sous serre, en plus, cochenilles. Les oiseaux se servent des fruits en train de mûrir, c'est pourquoi les grappes qui pendent près du sol sont celles qui s'en sortent le mieux.
Multiplication
Le coqueret du Pérou se multiplie par semis. Un seul fruit contient 100 à 300 graines, mais le taux de germination est faible, il faut donc semer généreusement. On sème de février à début mars au chaud, vers 20 à 25 degrés, en recouvrant à peine les graines. Après le repiquage, les jeunes plants continuent de pousser au frais et à la lumière ; ils ne sortent qu'après les dernières gelées, espacés d'un mètre, car les plantes s'étalent beaucoup. Les boutures de pousses d'un an s'enracinent bien et fleurissent plus tôt que les semis, mais restent moins vigoureuses.
Intérêt pour la faune
Les fleurs en clochette, pendantes, sont jaunes avec une tache brun pourpre à la gorge et s'épanouissent de juin jusqu'en septembre, une période qui dépasse de loin celle de la plupart des cultures potagères et fournit nectar et pollen à la fin de l'été, quand peu d'autres plantes fleurissent au jardin. Les fleurs sont hermaphrodites et autofertiles, mais les abeilles domestiques et les bourdons les visitent et améliorent la nouaison. Au-delà, en tant que culture non indigène, le coqueret du Pérou a une valeur limitée : les chenilles des papillons indigènes ne s'en nourrissent pas ; les oiseaux se servent des fruits en train de mûrir, et ceux qui tombent mûrs au sol sont consommés par de petits mammifères. Son port large et buissonnant offre au moins une couverture du sol aux carabes et aux araignées.
Particularités
Particularités : Non climactérique, ne mûrit pas après la récolte : seuls les fruits cueillis bien mûrs ont bon goût ; se conserve 30-45 jours à température ambiante dans le calice fermé ; autofertile, un seul pied suffit ; demande une longue saison, dans les régions fraîches bac+mur de maison ;
Origine et habitat
Amérique du Sud : les Andes, du Venezuela et de la Colombie jusqu'à la Bolivie et au Chili, en passant par l'Équateur et le Pérou. Son centre de diversité se trouve sur les hauts plateaux de Colombie et d'Équateur, où il pousse entre 500 et 3 000 mètres d'altitude. Le nom de groseille du Cap ne renvoie pas à son origine, mais au détour qu'a pris sa diffusion : depuis le cap de Bonne-Espérance, il a gagné l'Australie et la Nouvelle-Zélande au XIXe siècle, puis s'est répandu plus loin. Aujourd'hui, il est cultivé dans les régions tropicales et subtropicales du monde entier, la Colombie étant le premier exportateur. À Hawaï et sur d'autres îles du Pacifique, il s'est naturalisé et y forme des peuplements denses ; en Europe centrale, il ne se naturalise pas, car les semis ne survivent pas à l'hiver.
Dans sa région d'origine, le coqueret du Pérou colonise les lisières forestières, les berges de ruisseaux et les terrains ouverts perturbés de l'étage montagnard, entre 500 et 3 000 mètres. Le climat y est doux et régulier plutôt que chaud : il se plaît le mieux avec des moyennes annuelles de 13 à 18 degrés et supporte jusqu'à environ 30 degrés, mais demande de 800 à plus de 4 000 millimètres de pluie par an sur un sol bien drainé. Le gel est sa limite : même une gelée légère abîme la plante. Sous les tropiques, il reste un sous-arbrisseau vivace d'un mètre à un mètre et demi de haut.
⚠️ Risques
Toxique avant maturité Les fruits immatures ainsi que les feuilles et les tiges contiennent les alcaloïdes solanine et solanidine et peuvent provoquer des symptômes d'intoxication. Ce qui compte, c'est la pleine maturité : le fruit n'est sans danger que lorsqu'il est devenu orange et tombe de lui-même avec son calice séché et parcheminé. Le calice lui-même ne se mange pas.
Questions fréquentes
Coqueret du Pérou : quelle taille atteint-elle ?
Coqueret du Pérou (Physalis peruviana) pousse comme vivace et atteint à maturité environ 1,2 m de hauteur, pour une largeur d'environ 1,5 m. Sa croissance est rapide.
Coqueret du Pérou : quel emplacement lui faut-il ?
Coqueret du Pérou tolère mi-ombre. Les sols adaptés sont Sable, Limon, Loam. L'humidité du sol devrait se situer dans la plage sec – très frais. Le pH peut se situer entre 5,5 et 7.
Coqueret du Pérou : est-elle rustique ?
Coqueret du Pérou est indiquée comme rustique en zone 9-12 et y passe les hivers normaux en pleine terre.
Coqueret du Pérou : pousse-t-elle en Europe centrale ?
Coqueret du Pérou n'est pas rustique en Europe centrale (zone 9) : en pleine terre seulement du printemps à l'automne, sinon en pot hiverné hors gel. Elle a aussi besoin d'étés chauds : en Europe centrale, régions viticoles, villes ou mur abrité exposé au sud.
Coqueret du Pérou : quand fleurit-elle ?
En climat tempéré de l'hémisphère nord, elle fleurit de juillet à septembre.
Coqueret du Pérou : quand la récolte-t-on ?
En climat tempéré de l'hémisphère nord, les fruits mûrissent de août à octobre.
Coqueret du Pérou : quand commence-t-elle à produire, et combien ?
Coqueret du Pérou produit dès sa première année. Une plante adulte donne jusqu'à 1 kg par an, en culture jusqu'à 10 t par hectare. Les chiffres supposent un bon emplacement ; la variété, le sol et le climat les font beaucoup varier.
Coqueret du Pérou : est-elle toxique ?
Certaines parties de Coqueret du Pérou sont jugées légèrement problématiques, mais la plante n'est pas considérée comme toxique. Pour les plantes sauvages, ne te fie jamais uniquement à une base de données, mais seulement à une identification sûre.
Coqueret du Pérou : à quoi sert-elle ?
Évaluation sur une échelle jusqu'à 10 : Comestible 8/10, Médicinal 2/10, Autres usages 2/10.
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