Prunier du Natal
Pousse-t-elle chez moi ?
Prunier du Natal n'est pas rustique en Europe centrale (zone 9) : en pleine terre seulement du printemps à l'automne, sinon en pot hiverné hors gel. Elle a aussi besoin d'étés chauds : en Europe centrale, régions viticoles, villes ou mur abrité exposé au sud.
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Fiche
- Famille
- Apocynaceae
- Port
- Arbuste
- Hauteur
- 3 m
- Largeur
- 3 m
- Croissance
- moyenne
- Longévité
- 25 ans
- Première récolte
- au bout de 3 ans
- Rusticité
- zone 9-12
- Tolérance à l'ombre
- mi-ombre
- Sol
- Sable, Limon, Loam
- Humidité du sol
- très sec – très frais
- pH
- 6 – 7,5
Usages
Comestible: Le prunier du Natal porte des fruits de la taille d'une prune, rouge carmin, à la chair tendre et aigre-douce. On les mange crus, cueillis sur l'arbuste, ou on les transforme en confiture, gelée, sirop, jus, garniture de tarte et sauces ; on les conserve aussi couramment au vinaigre en préparation salée. Le moment de la récolte compte : les fruits doivent être cueillis bien colorés et se conservent ensuite peu de temps, c'est pourquoi on ne les trouve guère dans le commerce et ils restent un fruit typique de l'autosuffisance. En culture commerciale en Afrique du Sud, les rendements atteignent environ trois tonnes par hectare. La taille est aussi payante pour la récolte, car elle augmente le nombre d'extrémités de pousses fructifères. Les semis fructifient dès les deux premières années. À la cueillette et à la taille, un latex blanc s'écoule ; le fruit lui-même n'en est pas affecté.
Médicinal: La médecine populaire d'Afrique orientale et australe rapporte des usages du genre Carissa, qui ne concernent toutefois pas le prunier du Natal mais son proche parent très répandu Carissa spinarum, qui englobe aussi les taxons autrefois classés sous Carissa edulis : sa racine est employée en décoction contre les maladies fébriles, contre les douleurs articulaires et musculaires et contre les vers intestinaux, les feuilles en usage externe en cataplasme. Dans la littérature, ces indications sont souvent étendues à tout le genre et donc aussi au prunier du Natal ; elles n'ont aucun fondement propre à l'espèce. Pour le prunier du Natal lui-même, la tradition se limite au fruit riche en vitamines comme aliment. Rien de tout cela n'est démontré : aucune des deux espèces ne fait l'objet d'une monographie de la Commission E ou du HMPC ni d'un essai clinique probant. En pratique, l'essentiel est que les parties vertes contiennent le latex légèrement toxique et ne conviennent pas comme remède maison.
Autres usages: En horticulture subtropicale, le prunier du Natal est avant tout un arbuste de structure et de protection. Sa croissance dense et persistante et ses épines fourchues en font la haie de délimitation impénétrable par excellence, qui supporte bien la taille et se laisse former. Grâce à sa résistance au sel et au vent, on le plante sur les côtes où d'autres haies échouent, et son système racinaire dense sert à lutter contre l'érosion sur les pentes et les talus. Les sélections de petite taille servent de couvre-sol et en bacs ; l'espèce est en outre un sujet de bonsaï apprécié, car elle supporte la taille et la restriction des racines. À la taille, toutes les parties de la plante laissent s'écouler un latex blanc qui colle aux outils. Les variétés nommées proviennent surtout de Californie et de Floride, par exemple "Fancy", "Torrey Pines", "Chelsey", "Serena" et "Gifford".
Culture
Emplacement : Le prunier du Natal ne supporte le gel que jusqu'à environ moins cinq degrés. Il lui faut l'emplacement le plus ensoleillé et le plus chaud ; le vent et le sel ne le gênent pas, il supporte donc aussi les balcons exposés et les toits-terrasses. Le substrat doit être drainant ; la nature du sol lui est indifférente. Prévois deux choses : les rameaux portent des épines dures et fourchues et n'ont pas leur place près des passages, des escaliers ou des aires de jeux pour enfants ; et la taille libère beaucoup de latex blanc qui tache les dallages et les vêtements, mieux vaut donc travailler au-dessus d'une bâche. Arbuste persistant et dense d'environ trois mètres, il fait une bonne haie brise-vue et de délimitation. Entretien : De mai à septembre, arrose copieusement, sans jamais laisser l'eau stagner ; en hiver, arrose nettement moins. Pendant la période de croissance, apporte un engrais léger toutes les deux à trois semaines. La taille est doublement utile : elle garde la plante compacte et augmente le nombre d'extrémités de pousses fructifères ; on taille après la récolte principale ou au printemps. Si les fruits ne nouent pas, la cause est le plus souvent l'absence de pollinisateurs et non l'entretien : aide alors avec un pinceau, de fleur en fleur. Surveille les cochenilles à bouclier et les cochenilles farineuses. Récolte les fruits bien colorés, ils se conservent peu de temps.
Multiplication
La multiplication par semis est facile : on extrait les noyaux de fruits bien mûrs, on les débarrasse de la chair et on les sème au chaud ; ils germent deux à quatre semaines après le semis. Les semis fructifient dès les deux premières années, mais varient en taille de fruit et en rendement. Pour obtenir des plantes fidèles à la variété, le marcottage est la méthode éprouvée : on incise un rameau latéral à moitié et on le courbe vers le bas ; dès qu'un cal s'est formé, au bout d'environ deux mois, on le sèvre et on le plante dans du sable, où il s'enracine en un mois. Ces plantes fructifient elles aussi au bout de deux ans environ. Le bouturage est possible, mais l'enracinement est lent. Quelle que soit la méthode, laisse sécher le latex qui s'écoule avant de mettre la coupe en contact avec le substrat.
Intérêt pour la faune
Dans son aire d'origine, les fleurs blanches et hermaphrodites sont pollinisées par des insectes nocturnes à longue trompe, capables d'atteindre l'étroit tube de la corolle. Il en découle un problème pratique : hors d'Afrique, les fruits ne nouent souvent pas, faute de ces pollinisateurs, une raison d'aider à la main. En Afrique, les fruits rouge carmin sont mangés et disséminés par les oiseaux et les petits mammifères. La croissance dense, épineuse et persistante y offre toute l'année abri et sites de nidification, et sur les dunes, les fourrés fixent le sable. Les fleurs sont aussi visitées par les abeilles domestiques et les bourdons.
Particularités
Particularités : en Afrique du Sud, pousse directement dans la zone des dunes et des embruns → résiste au sel jusqu'à ~5.000ppm + extrêmement résistant au vent ; latex blanc dans toutes les parties, colle aux outils ; l'affirmation selon laquelle tout sauf le fruit serait toxique passe pour un mythe ; hors d'Afrique, les pollinisateurs nocturnes manquent → nouaison souvent seulement par pollinisation manuelle ; épines fourchues ; sujet de bonsaï apprécié.
Origine et habitat
Afrique australe et orientale. L'aire d'origine du prunier du Natal s'étend du centre au sud et au sud-est de l'Afrique ; on le trouve en Afrique du Sud, au Mozambique, en Zambie, au Zimbabwe, au Kenya et au Congo. Son aire principale correspond aux côtes d'Afrique du Sud, de la région du Cap-Oriental au KwaZulu-Natal, auquel renvoie aussi son nom. Pour ses fruits comestibles, il est aujourd'hui cultivé dans de nombreux pays chauds : dans le sud-est de la Chine, aux États-Unis au Texas, en Floride, en Arizona et à Hawaï, en Amérique centrale, en Jamaïque et aux Bahamas, ainsi qu'en Inde, aux Philippines et en Israël.
Le prunier du Natal est un arbuste des franges côtières sans gel. Il pousse sur les dunes de sable et en lisière des forêts côtières, le plus souvent en dessous de 500 mètres d'altitude, et prospère dans l'air salé jusque dans la zone même des embruns, une situation que presque aucun autre arbuste fruitier ne supporte. Il est donc très résistant au vent, tolère le sel jusqu'à environ 5.000 ppm et résiste à la sécheresse, mais ne supporte le froid que jusqu'à environ moins cinq degrés. Peu exigeant quant au sol, il accepte aussi bien le calcaire que l'argile lourde ou le sable pur, pourvu que l'eau puisse s'écouler. Dans son habitat dunaire, les peuplements épineux et persistants forment des fourrés denses qui fixent le sable et offrent un abri aux petits animaux.
⚠️ Risques
Épines ; latex et fruits immatures légèrement toxiques Le prunier du Natal est densément garni d'épines robustes, fourchues en deux pointes, qui atteignent plusieurs centimètres de long et se lignifient dès les jeunes pousses. En haie, cela forme une barrière impénétrable, mais à la récolte et à la taille c'est un réel risque de piqûre pour les mains et les yeux : gants, manches longues et prudence en passant la main sont de mise ; près des passages étroits, des aires de jeux et des enclos à animaux, la plante n'est pas à sa place. Toutes les parties vertes et les fruits encore immatures et clairs contiennent un latex blanc classé comme légèrement toxique : avalé, il irrite l'estomac et l'intestin et peut provoquer des vomissements ; sur la peau et surtout dans les yeux, il est irritant. On ne récolte donc qu'à pleine maturité, quand le fruit est rouge carmin et cède à la pression. À la taille, le latex s'écoule abondamment, colle aux outils et doit être lavé des mains avant de se toucher le visage.
Questions fréquentes
Prunier du Natal : quelle taille atteint-elle ?
Prunier du Natal (Carissa macrocarpa) pousse comme Arbuste et atteint à maturité environ 3 m de hauteur, pour une largeur d'environ 3 m. Sa croissance est moyenne.
Prunier du Natal : quel emplacement lui faut-il ?
Prunier du Natal tolère mi-ombre. Les sols adaptés sont Sable, Limon, Loam. L'humidité du sol devrait se situer dans la plage très sec – très frais. Le pH peut se situer entre 6 et 7,5.
Prunier du Natal : est-elle rustique ?
Prunier du Natal est indiquée comme rustique en zone 9-12 et y passe les hivers normaux en pleine terre.
Prunier du Natal : pousse-t-elle en Europe centrale ?
Prunier du Natal n'est pas rustique en Europe centrale (zone 9) : en pleine terre seulement du printemps à l'automne, sinon en pot hiverné hors gel. Elle a aussi besoin d'étés chauds : en Europe centrale, régions viticoles, villes ou mur abrité exposé au sud.
Prunier du Natal : est-elle toxique ?
Certaines parties de Prunier du Natal sont jugées légèrement problématiques, mais la plante n'est pas considérée comme toxique. Pour les plantes sauvages, ne te fie jamais uniquement à une base de données, mais seulement à une identification sûre.
Prunier du Natal : à quoi sert-elle ?
Évaluation sur une échelle jusqu'à 10 : Comestible 8/10, Médicinal 4/10, Autres usages 4/10.
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