Figuier de Barbarie de l'Est
Pousse-t-elle chez moi ?
Figuier de Barbarie de l'Est est rustique jusqu'en zone 7 : plaines, vallées et villes d'Europe centrale conviennent ; les sites continentaux ou d'altitude plus rudes demandent une protection hivernale ou une culture en pot.
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Fiche
- Famille
- Cactaceae
- Port
- Arbuste
- Hauteur
- 2,1 m
- Largeur
- 1,8 m
- Croissance
- moyenne
- Longévité
- 25 ans
- Première récolte
- au bout de 3 ans
- Rusticité
- zone 7-10
- Tolérance à l'ombre
- plein soleil
- Sol
- Sable, Limon
- Humidité du sol
- Désert – sec
- pH
- 6 – 7,5
Floraison et récolte
| J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Floraison |
Usages
Comestible: Les fruits, rouges à pourpres, mûrissent à la fin de l'été et ont un goût aigre-doux, un peu comme un melon doux. Ils portent en surface des glochides, de fines soies à crochets qui se plantent presque invisiblement dans la peau ; c'est pourquoi on flambe, brosse ou pèle les fruits avant de les préparer. La pulpe se mange crue ou se transforme en gelée, sirop, jus et vin de fruit ; les graines dures restent en général de côté et, torréfiées, peuvent être moulues en farine. Les jeunes raquettes encore tendres sont elles aussi comestibles : pelées puis grillées ou cuites à l'étuvée, elles donnent le légume connu sous le nom de nopales, acidulé et légèrement mucilagineux comme le gombo. Les raquettes plus âgées deviennent ligneuses et fibreuses.
Médicinal: L'usage médicinal relève de la tradition et n'est pas démontré cliniquement. Les peuples autochtones d'Amérique du Nord appliquaient des raquettes pelées et fendues en cataplasme sur les plaies, écorchures, ulcères et brûlures ; le mucilage abondant garde la plaie humide et passait en outre pour hémostatique. Le jus était appliqué sur les verrues, et une tisane de raquettes se buvait contre les troubles des voies respiratoires et des poumons. Aucune preuve ne vient étayer un effet allant au-delà de cette tradition. Des études récentes sur des extraits de raquettes de cette espèce décrivent des effets sur la production d'acide hyaluronique dans une peau exposée aux UV, ce qui explique l'intérêt cosmétique sans pour autant justifier une recommandation d'usage. L'effet hypoglycémiant discuté pour Opuntia ficus-indica ne peut pas être transposé à cette espèce.
Autres usages: Son port rampant et épineux fait de l'espèce une barrière basse efficace là où personne ne doit passer, et c'est justement pour cela un mauvais choix en bordure d'allée. En jardin de rocaille, au sommet des murets en pierre sèche et sur les toitures végétalisées extensives, elle rend davantage service : elle supporte des épaisseurs de substrat auxquelles les vivaces renoncent et retient le sable meuble grâce à son réseau de racines superficielles. Les bétalaïnes des fruits teignent d'un rouge intense et peuvent servir de colorant alimentaire, mais elles sont sensibles à la lumière et à la chaleur.
Culture
Emplacement : En plein soleil et à l'abri de la pluie ; ce n'est pas le froid qui est décisif, mais l'humidité hivernale. Un emplacement au pied d'un mur, sous un avant-toit ou sur un lit de graviers en pente compte davantage que n'importe quelle protection contre le gel. Le sol doit pouvoir sécher même en février. Garde tes distances avec les allées, les coins repos, les aires de jeux et les espaces pour chiens : les glochides se détachent au moindre contact et se fixent dans la peau, les vêtements et les pattes. Les raquettes tombées s'enracinent là où elles restent et font migrer la population ; en Suisse, Info Flora inscrit l'espèce sur sa liste de surveillance (Watch List) des néophytes potentiellement envahissants, ne la plante donc pas sur les pelouses sèches ni sur les pentes rocheuses. Entretien : Pas d'engrais et, à partir de la deuxième année, pas d'arrosage non plus. À l'automne, ni taille ni paillage : le paillage retient l'humidité au collet et c'est la cause de perte la plus fréquente. Que les raquettes se ratatinent à partir de novembre, se couchent à plat sur le sol et prennent une teinte violacée est normal et constitue la condition de sa rusticité ; elles se redressent d'elles-mêmes en mai. Les campagnols et les limaces l'évitent, les merles viennent chercher les fruits. Travaille toujours avec des gants en cuir et une pince de barbecue ; retire les glochides de la peau avec du ruban adhésif.
Multiplication
Le plus simple est la multiplication végétative : au printemps ou au début de l'été, détache une raquette en la tournant au niveau de l'articulation, laisse sécher la plaie trois à sept jours jusqu'à ce qu'elle soit subérisée, et seulement ensuite enfonce-la de deux à trois centimètres dans un substrat sableux. N'arrose pas avant l'apparition des racines : les raquettes fraîchement plantées pourrissent aussitôt à l'humidité. L'enracinement se fait en quatre à six semaines. Le semis est possible mais lent : lave les graines à tégument dur issues de fruits bien mûrs, sèche-les et conserve-les au frais pendant l'hiver ; après scarification du tégument, elles germent de façon irrégulière à 20-25 degrés, en quelques semaines à quelques mois. Les semis mettent trois à cinq ans avant leur première floraison.
Intérêt pour la faune
Les grandes fleurs jaunes en coupe ne s'ouvrent en juin qu'au soleil et offrent de grandes quantités de pollen facile d'accès ; abeilles domestiques, bourdons et andrènes le récoltent en fouillant littéralement la fleur. Le nectar, en revanche, est peu abondant : l'espèce est une plante pollinifère, pas nectarifère. En Amérique du Nord, des abeilles spécialistes des cactus des genres Diadasia et Lithurgus en dépendent ; elles sont absentes d'Europe, où seules les espèces généralistes en profitent. Les merles et les grives mangent les fruits. Le coussin dense et épineux offre un abri aux lézards et aux carabes sur des surfaces sèches autrement dépourvues de couvert, et c'est en hiver l'une des rares structures qui ne pourrissent pas sur le sable. En tant que néophyte, elle ne remplace aucune espèce indigène des pelouses sèches, mais elle comble des vides dans des stations trop extrêmes pour les autres.
Particularités
Particularités : l'Opuntia la plus rustique de toutes, supporte moins de -30°C à condition de rester au sec ; ne passe pas l'hiver dressée, mais se vide + se couche ratatinée sur le sol → semble morte en février, repart en mai ; naturalisée en Europe depuis le XIXe siècle (Kaiserstuhl, vallée de la Lahn, Valais) ; les glochides sont des soies à crochets, pas des épines, et ce sont elles le véritable danger ; le nom compressa/humifusa reste discuté aujourd'hui encore ;
Origine et habitat
Amérique du Nord : est et centre des États-Unis, de la Nouvelle-Angleterre à la Floride et au Texas. L'aire s'étend de la frontière canadienne en Ontario vers le sud jusqu'au nord du Mexique et vers l'ouest jusqu'au Kansas ; aucune autre Opuntia ne monte aussi loin vers le nord. En Europe, l'espèce s'est échappée des jardins à plusieurs reprises et se maintient depuis des décennies dans des stations sèches et chaudes : au Kaiserstuhl, la population du Winklerberg existe depuis plus de cent ans, d'autres se trouvent sur un remblai ferroviaire de la vallée de la Lahn, en Hesse, et en Suisse surtout en Valais et au Tessin. Ces populations restent de petite taille et liées à des stations rocheuses et sableuses superficielles et pauvres en calcaire.
Stations sèches, ouvertes et en plein soleil sur un sol filtrant : dunes continentales, étendues sableuses, bancs de graviers, affleurements rocheux, pelouses sèches et chênaies et pinèdes claires et sèches. L'espèce est peu compétitive et a besoin de sol nu ; dès que les hautes herbes ou les broussailles s'installent, elle disparaît. Les sols typiques sont pauvres en nutriments, légèrement acides à neutres. Ce qui décide de sa survie dans le nord de son aire, ce n'est pas le froid mais la sécheresse hivernale : à l'automne, les raquettes se vident, se couchent ratatinées sur le sol et traversent ainsi le gel. Sur un sol compacté ou humide en hiver, elle pourrit.
⚠️ Risques
Risque de blessure par les épines, irritation de la peau au contact Le véritable danger ne vient pas des longues épines, mais des glochides : des soies à crochets de moins d'un millimètre de long, disposées en touffes. Elles se détachent au moindre contact, se fixent dans la peau, sont à peine visibles et ne s'enlèvent pas à la pince ; elles provoquent une sensation de brûlure qui dure plusieurs jours, avec de petites papules. On les retire le mieux avec du ruban adhésif appliqué puis arraché, ou avec de la cire durcie. Les fruits mûrs sont eux aussi densément couverts de glochides : mangés sans être pelés ou flambés, ils irritent les lèvres, la muqueuse buccale et la gorge. Chiens et chats se plantent les soies dans les pattes et la gueule.
Questions fréquentes
Figuier de Barbarie de l'Est : quelle taille atteint-elle ?
Figuier de Barbarie de l'Est (Opuntia compressa) pousse comme Arbuste et atteint à maturité environ 2,1 m de hauteur, pour une largeur d'environ 1,8 m. Sa croissance est moyenne.
Figuier de Barbarie de l'Est : quel emplacement lui faut-il ?
Figuier de Barbarie de l'Est tolère plein soleil. Les sols adaptés sont Sable, Limon. L'humidité du sol devrait se situer dans la plage Désert – sec. Le pH peut se situer entre 6 et 7,5.
Figuier de Barbarie de l'Est : est-elle rustique ?
Figuier de Barbarie de l'Est est indiquée comme rustique en zone 7-10 et y passe les hivers normaux en pleine terre.
Figuier de Barbarie de l'Est : pousse-t-elle en Europe centrale ?
Figuier de Barbarie de l'Est est rustique jusqu'en zone 7 : plaines, vallées et villes d'Europe centrale conviennent ; les sites continentaux ou d'altitude plus rudes demandent une protection hivernale ou une culture en pot.
Figuier de Barbarie de l'Est : quand fleurit-elle ?
En climat tempéré de l'hémisphère nord, elle fleurit de juin à juillet.
Figuier de Barbarie de l'Est : est-elle toxique ?
Aucune toxicité n'est connue pour Figuier de Barbarie de l'Est. Pour les plantes sauvages, ne te fie jamais uniquement à une base de données, mais seulement à une identification sûre.
Figuier de Barbarie de l'Est : à quoi sert-elle ?
Évaluation sur une échelle jusqu'à 10 : Comestible 5/10, Médicinal 2/10, Autres usages 3/10.
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